De nouveaux titres de la collection Lignes de vie d’un peuple en librairie!

Vous pouvez découvrir, depuis le 14 novembre dernier, les 4 nouveaux titres de la collection Lignes de vie d’un peuple.

Après les Ukrainiens, les Napolitains, les Suisses, les Catalans et les Islandais, voici maintenant :

– Les Brésiliens

– Les Roumains

– Les Irlandais

– Les Canadiens francophones

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Ils sont disponibles en librairie et sur internet (ebook).

Et voici, en exclusivité quelques extraits des Irlandais d’Agnès Maillot:

irlandaisHD

Introduction:
L’Irlande du XXIè siècle n’est plus le pays pittoresque et romantique que nous dépeignaient les guides et les journalistes en quête d’authenticité. Le pays s’est modernisé : fini les routes en terres battues sur lesquelles on croisait des roulottes, image d’Epinal chère à l’office de tourisme irlandais; les pubs se vident désormais faute d’argent et, dans certaines régions, ferment à tour de bras. Un pays qui jouit d’une couverture médiatique dépassant largement ses frontières, puisque les Irlandais sont partout. Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne bien entendu, mais aussi dans les coins les plus reculés de la planète. De terre d’émigration, l’Irlande est aussi devenue pays d’accueil pour des centaines de milliers d’immigrants attirés par les prouesses économiques du pays dans ses années fastes. Cette économie, considére comme la plus mondialisée du monde, s’est effondrée en 2008 lorsque sa principale banque, l’Anglo Irish, s’est trouvée dans l’impossibilité de rembourser ses créditeurs et a menacé de faire s’effondrer non seulement le système financier irlandais, mais d’ébranler très sérieusement le reste de l’Union Européenne.

Plus tard dans le livre:
En arrivant en Irlande, le touriste est accueilli par des panneaux lui souhaitant « Céad mile Fàilte » (mille fois bienvenue) et lui indiquant la direction à prendre pour se rendre à « An Làr » (centre ville). Il en est d’ailleurs ainsi pour l’ensemble de la signalétique urbaine, des lignes de bus aux noms des rues. L’anglais y est systématiquement doublé par sa version gaélique, à la graphie étrange. Avec l’avènement du nouvel Etat en 1921, le gaélique a acquis le statut de première langue officielle, et son enseignement est obligatoire jusqu’au bac. Pour faire carrière dans le secteur public, et même pour aller à l’université nationale, il faut pouvoir parler cette langue. Pourtant, son déclin, amorcé il y a quelques siècles, est constant.

Quelques pages plus loin:
Sous le soleil radieux de ce début mars 2014, Falls Road, à l’ouest de Belfast, n’a rien d’une ancienne zône de guerre. Ses vitrines colorées, ses multiples peintures murales et les nombreux passants qui se saluent et bavardent nonchalamment donnent au quartier un air festif, printanier. Pourtant, c’est bien là qu’ont eu lieu certains des épisodes les plus tragiques des trente années qu’a duré le conflit nord-irlandais. Ce bastion nationaliste a été en effet le théâtre de nombreux affrontements entre soldats britanniques et membres de l’IRA, de maintes manifestations qui finissaient souvent en émeutes, et parfois même par des incidents sanglants. Mais en cette fin d’hiver 2014, les années noires semblent loin. Désormais, cette rue animée donne l’impression d’une transition réussie vers la paix, vers un avenir plus prometteur, où le quotidien n’est plus fait de patrouilles militaires, d’hélicoptères survolant constamment la zône, de graffitis menaçants. Et pourtant…

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